Les Cahiers de la Lomagne N°18
Hervé Bernes est un enfant de Gimat, en Lomagne
beaumontoise où il s'est retiré, après
avoir vécu durant plusieurs décennies
en Amérique latine. Depuis son départ,
il revenait, pour la première fois au pays,
durant l'été 1996. A sa grande surprise,
il découvrit un ouvrage, «Promenades
en Lomagne» paru depuis peu. Revenu à
Caracas, il écrivit à l'auteur : «...lorsque
à Beaumont, j'ai vu la photographie de couverture
des Promenades en Lomagne, j'ai bondi dessus et,
depuis, de retour au Venezuela, je le déguste
comme un magret éternel!» Dans cette
simple phrase, on découvre la truculence
du Gascon.
II avait retrouvé le goût du pays,
aussi revint-il l'année suivante et rendit
visite à l'auteur des «Promenades...»
et fit l'acquisition de tous ses ouvrages et en
offrit d'ailleurs à ses amis. Au cours des
divers entretiens, A. Dupuy put apprécier
son interlocuteur au point de lui demander d'écrire
ses souvenirs d'Amérique latine. Rentré
définitivement en Lomagne, il devint un assidu
de nos réunions culturelles. Nous n'avions
pas reparlé de la proposition faite mais
il ne cessait d'y penser. Un beau jour, comme il
sortait d'un assez long séjour à l'hôpital,
il téléphona pour annoncer qu'il avait,
enfin, entrepris la rédaction de ses souvenirs.
Malgré des ennuis de santé, il a mené
sa tâche à bonne fin.
Ces souvenirs vont constituer un numéro spécial
des Cahiers de la Lomagne. Quel titre pouvait-on
lui donner ? Personnage haut en couleur, Hervé
Bernés est représentatif du Gascon.
Aussi avons-nous pensé à l'expression
de Montaigne devenue proberbiale :: « Que
le gascon y arrive, si le français ne peut
y aller. » Pour l'écrivain, il s'agissait
de langues mais nous, nous
l'avons adapté au type ethnique, et nous
en avons fait :
QUE LE GASCON Y AILLE ...
ET LE GASCON Y EST ALLE !
Souvenirs d'un Lomagnol en Amérique latine
Nous remercions Marie-Christine et Bernard Peyronne
d'avoir assuré la préparation de cette
édition, corrections et composition, et d'en
avoir fait une « Aimable présentation
» car nul ne le connaît mieux qu'eux.
Presque voisins en Lomagne, c'est en Amérique
latine qu'ils se sont rencontrés pour la
première fois, les Peyronne ayant professé
durant plusieurs années dans ces pays lointains.
Ils ont des souvenirs communs, aussi, leur «
présentation » si elle se veut aimable,
n'en est pas moins juste. Comme nous l'avons déjà
dit, Hervé Bernés est un personnage
haut en couleur, comme peut l'être un Gascon
de souche.
Nous emprunterons aux présentateurs ces quelques
lignes qui peuvent résumer la qualité
de ces textes ; « ...moments heureux et déceptions
jalonnent les souvenirs de cette période.
Quoi qu 'il en soit, l'écriture est belle.
»
Ces souvenirs avaient leur place dans les Cahiers
de la Lomagne, leur auteur appartenant à
la liste des Lomagnols qui se sont volontairement
expatriés à travers e monde.
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