André
Dupuy
Né
à Lavit, au coeur de la Lomagne, en 1928, André DUPUY appartient
à la dernière génération qui parla la Langue d'Oc
avant le français appris sur les bancs de l'école. Il a franchi
seulement les limites de son pays vers sa quinzième année, excepté
pour se rendre quelques fois aux marchés de Castelsarrasin et plus rarement
de Valence d'Agen. Le milieu rural dans lequel il vécut ne connaissait
pas l'électricité et les automobiles y étaient rares, les
déplacements se faisant à pieds, parfois en vélo, le plus
souvent à cheval. Le grand événement hebdomadaire était
le marché de Lavit, le Vendredi, dont la renommée s'étendait
à une centaine de kilomètres à la ronde.
C'était
la Lomagne de toujours.
Certains diront qu'il connut
une enfance retardée mais André DUPUY en tira grand profit. Il eut
ainsi le temps d'apprendre à connaître le pays profond, privilégié
par son appartenance à ce milieu dont il entreprit très tôt
l'étude. La documentation orale qu'il put ainsi collecter dans tous les
domaines ferait aujourd'hui le bonheur de bien des ethnologues. Il y joignit la
documentation écrite dont l'interprétation lui fut grandement facilitée
par sa connaissance des anciennes générations, de leurs moeurs,
de leur langue. Ainsi, les personnages qui surgissaient de tel ou tel document
d'archives avaient pour lui un air de connaissance et le dialogue pouvait s'établir
rapidement entre eux.
Il découvrit que le
"patois" , sa langue de tous les jours, bannie de leur usage par les
"gens bien", était une vraie langue, au même titre que
celles reconnues officiellement, appartenant à une brillante civilisation
qui avait eu des malheurs. Il lui est toujours resté fidèle. Il
découvrit vers la même époque que Lavit avait été
la capitale de la vicomte et pays de Lomagne. Il voulut en savoir davantage et
de là naquit le projet de l'ouvrage qu'il publie aujourd'hui.
En
1966, il fondait la maison d'édition Lo Libre occitan qui se voulait, selon
sa devise: Au service de la culture d'oc . L'effort porta non seulement sur la
publication mais aussi la diffusion de nombreux ouvrages en occitan qui se distinguèrent
tant par la qualité des textes que leur présentation. Sergio Saivi
dans Le nazioni proibite (Vellechi édit. p.483) parlera des activités
"indubitablement de haut niveau de la maison d'édition "Lo Libre
occitan"...".
Elles eurent leur prolongement
dans l'oeuvre qu'entreprit André Dupuy dans les décennies qui suivirent
car il se fit le vulgarisateur de la culture occitane. Il publia d'abord la Petite
encyclopédie occitane (1973) dont la parution constitua un événement
tant par le genre de l'ouvrage, nouveau dans le domaine occitan, que par la présentation.
"Cet homme ouvert , pouvait-on lire dans Sud-Ouest , d'esprit entreprenant,
humaniste envers et contre tout, qui se veut autodidacte, a su jeter un regard
neuf sur le monde occitan. Dans la difficulté même (...), du temps
qu'il affrontait l'adversité, du temps que ses amis l'avaient abandonné,
il pensait déjà à cette encyclopédie où il
viderait l'essentiel de ce qu'un homme d'aujourd'hui doit savoir sur l'Occitanie".
En
1980 paraissait le premier volume de l'Histoire chronologique de la civilisation
occitane et Paul Mesplé, conservateur honoraire du Musée des Augustins
de Toulouse écrivait: "... qu'il s'agisse de la grande ou de la petite
histoire, le volume est d'une richesse rare et prenante tels que le sont les dictionnaires
qui ne sont pas ennuyeux" .
L'âge avançant,
André DUPUY a dû songer à concrétiser la promesse faite
à la Lomagne dans sa jeunesse, promesse qui lui est toujours restée
présente à l'esprit puisqu'il n'a jamais cessé de glaner,
d'engranger pour que la moisson soit plus belle. Jugez, la Lomagne à elle
seule aura l'équivalent des mille pages consacrées à la Civilisation
occitane. En décembre 1990, est paru le premier fascicule, avec l'aide
du Conseil régional de Midi-Pyrénée. Trois autres ont suivi,
tous aussi surprenants par la richesse de leur documentation, "... le savoir
et l'amour de la Lomagne que vous distillez dans votre publication" , comme
lui écrit un lecteur étranger. L'âme du pays monte à
travers ces pages.
Depuis quarante ans ses lecteurs
lui écrivent
En voici quelques extraits:Petite
encyclopédie occitane
"Votre encyclopédie occitane
m'a appris beaucoup et, dans certains domaines, elle m'a montré la justesse
de pensées qui me venaient confusément à l'esprit. En le
lisant j'ai éprouvé les joies du cur et de l'esprit que l'on
ressent en retrouvant des souvenirs de jeunesse ou en recevant des nouvelles d'amis
depuis longtemps partis." (1973-
, Conseiller à la Cour d'Appel
de Montpellier)
"
J'ai acheté récemment la dernière édition de la Petite
encyclopédie occitane, version bien améliorée et superbe.
Tu aura fait un travail admirable de la plus grande utilité. Se sont des
ouvrages qui devraient figurer dans toutes les bibliothèques " (1998)
- André Lagarde)
Histoire
chronologique de la civilisation occitane
"Encore une fois, il n'y
a pas que les universitaires pour réussir de l'excellent travail. Encore
une fois vous avez prouvé que la puissance intelligente et le sens poussé
de l'organisation et de la documentation de A à Z et de la création
volontaire peuvent conduire à des résultats solides." (1980
- J.-G. Gigot, Conservateur en chef honoraire des Archives départementales
de l'Hérault)
"
Originaire de l'Hérault, égarée en Seine et Marne (
),
je me passionne pour tout ce qui me rapproche du Languedoc, passé ou présent
.
Ma lettre peut se résumer en une phrase :Merci Monsieur Dupuy de me permettre
de retrouver à travers vos livres, mon Midi qui souvent me manque. C'est
peut-être puéril, mais je voulais vous le dire. " (1980 - Nadine
Belluc )
"
Le tome troisième de L'Histoire chronologique de la civilisation occitane
m'est bien parvenu
Outre qu'il sous-tende, perpétuellement, une résonance
affective, l'ensemble de ce travail reste inégalé, pour le "
Midi ", et lui procure des références sur un large répertoire."
(1998 - Daniel Henry)
"
J'ai bien reçu les trois tomes de l'Histoire chronologique de la civilisation
occitane. Ces ouvrage sont d'un grande richesse et procurent un plaisir évident
à leur lecture. C'est un travail remarquable. " (1998 - Serge Clos-Versailles)
La
Lomagne
" J'y trouve toute la culture d'un peuple qui a une longue
histoire sur une terre bénie des dieux, qui sait bâtir et respecter
ce qui est beau. " (1991 - Roland Vernli, professeur à l'Université
de Genève)
"
Trois fascicules sur la Lomagne viennent de me parvenir. Je vous présente
mes remerciements les plus sincères et mes " félicitations
" pour le sérieux de votre entreprise, son contenu, votre constance,
et vos promesses remplies jusqu'au bout. J'imagine que cela n'a pas dû toujours
être facile. Mais le résultat en vaut la peine. " (2001 - Daniel
Henry)
"
j'admire votre travail et l'énormité des recherches qu'il
a fallu effectuer pour arriver à un résultat aussi concis que précis
" (2001-Simone Gallene)
"
J'accuse réception des fascicules
Déjà j'ai pu parcourir
quelques pages de cette uvre immense et je tiens à vous témoigner
mon admiration pour tout ce travail, pour tant de détails et surtout pour
tant d'amour pour ce petit pays. La Lomagne peut-être heureuse qu'elle vous
compte parmi ses enfants. " (1997 - Joan Labouchère, Pays-Bas)
"
(Fasc. n°2) Les photos anciennes les plans et les cartes rendent très
agréable cette présentation inédite d'une région.
Quant on dit en occitan (ici en gascon) les choses de la vie, de la foi ou de
l'histoire, on a l'impression de tout réapprendre. Le fascicule n°3
devrait plaire à beaucoup car l'âme véritable d'un pays se
traduit dans sa cuisine ! En parcourant les pages consacrées au mobilier,
à la vaisselle, à l'habillement ou a l'alimentation, le lomagnol
que suis revivait son enfance. Le tableau est si réussi et si juste que
c'est vraiment dans ce fascicule que j'ai senti monter l'esprit gascon."
(1991 - Georges Passerat)
Promenades
en Lomagne
"
lorsque, à Beaumont, j'ai vu la photographie
de couverture de " Promenades en Lomagne ", j'ai bondi dessus et, depuis,
de retour au Vénézuéla, je le déguste comme un magret
éternel ! Je pense que des gens comme vous ont été essentiels
dans la Renaissance occitane dont les fruits passeront, j'en suis perduadé,
la promesse des fleurs
" (1996 - Hervé Bernés, Caracas
Vénézuéla)